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Choix, réglages et entretien d'un fauteuil roulant manuel

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Fonctions du fauteuil, châssis

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Dossier

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Accoudoirs, assise

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Roues arrière (1)

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Roues arrière (2)

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Roues et fourches avant

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Repose pieds, palette, entretien, image

Position des roues arrière



Ce choix de la position des roues arrière est le plus important et le plus délicat. Il est le résultat d’une synthèse entre des exigences contradictoires qui varient d’une personne à l’autre.

Roues arrière avancées

Avantages :
• excellente maniabilité et déplacement avec un minimum d’effort
• risque de chute vers l’avant diminué. Les roues avant étant moins chargées, elles bloqueront moins facilement sur un obstacle.
• le fauteuil est moins long.
• le parcours des bras sur les mains courantes est plus long et les épaules sont moins sollicitées. Donc plus de force et moins de douleurs.

Inconvénients :
• risque de chute vers l’arrière d’où la nécessité d’avoir un antibascule ou de maîtriser parfaitement le « deux roues »
• davantage de difficulté pour faire un transfert latéral car la partie de l’assise disponible devant la grande roue est petite.
• Parfois impossibilité de monter une pente.
• Position de 2 roues pas assez soulevée et ne permettant pas d’avoir acquis assez de vitesse pour passer les obstacles.

Roues arrière reculées

Les roues arrière reculées inversent complètement les avantages et inconvénients décrits ci-dessus.

Choix

On comprend aisément que la synthèse la meilleure varie d’une personne à l’autre.

Cas 1 : une personne ayant peu de force dans les bras, par exemple un tétraplégique a intérêt à choisir des roues arrière en position avancée car elle obtiendra une meilleure performance pour ses déplacements et la tendance à basculer dans les pentes n’a aucun impact puisque précisément cette personne n’a pas une force suffisante pour monter seule les pentes.

Cas 2 : une personne de très forte corpulence doit mettre les roues arrière très en avant car son poids supplémentaire combiné à un avancement de son centre de gravité pour cause de ventre proéminent le protège des basculements vers l’arrière. La maniabilité sera sauvegardée et les roues avant moins sollicitées risqueront moins de se dérégler et de se détériorer avec ce réglage avancé des roues arrière. Les erreurs de réglages dans ce cas sont très fréquentes.

Cas 3 : un paraplégique touché assez haut, habile en 2 roues mais n’ayant pas d’équilibre, devra garder les roues raisonnablement en arrière s’il veut monter les pentes que sa force lui permet et passer les trottoirs que son habileté autorise.

Cas 4 : une personne amputée des jambes devra bien entendu avoir les roues arrière reculées. Les erreurs de réglage dans ce cas sont très rares.


Ces réglages s’effectuent en modifiant la position de l’axe sur la platine porte roue ou par le déplacement de cette platine. Il suffit d’avoir les clés correspondant aux vis et écrous.

Les freins

Sur un fauteuil roulant, le frein est essentiellement un frein de parking. La plupart des modèles fonctionne grâce à un jeu de leviers qui dépassent un point d’équilibre. Ce principe est peu volumineux, léger et fonctionne parfaitement lorsqu’il est en bon état et bien réglé.

Les modèles de fauteuils haut de gamme ont de bon freins ce qui n’est pas toujours le cas des fauteuils économiques. C’est un aspect à prendre au sérieux.

Le frein peut gêner pour les transferts latéraux à cause du patin ou de la manette qui dépasse. Il peut même arriver que le caoutchouc qui rend la manette plus agréable vienne frotter sur le vêtement et bloquer le mouvement du corps à cause de son adhérence. Ce sont des détails qui peuvent vous faire manquer un transfert et vous faire asseoir par terre.

Ce type de frein impose d’avoir des pneus bien gonflés et demande un réglage assez fréquent.

On voit apparaître des freins à tambour commandés par les poignées arrière ce qui est très utile et sécurisant lorsque le fauteuil est entièrement sous la responsabilité d’une tierce personne. Ces mêmes freins à tambour peuvent sur certains fauteuils être commandés par l’utilisateur lui-même. Le blocage est très puissant et demande peu de réglage. Les descentes que tous les utilisateurs de fauteuil évitent car elles sont précédées ou suivies d’une montée, sont sécurisées.